Être Responsable de Secteur à Lille, le métier d’Edouard

Chez Ouihelp, le métier de Responsable de Secteur est avant tout un poste à dimension humaine. Il s’agit en effet de faire le lien entre les bénéficiaires et les auxiliaires de vie.

Rencontre avec Edouard, notre Responsable de Secteur de la Métropole Lilloise.

Lille

Pourquoi t’es-tu orienté vers le métier de Responsable de Secteur ?

Une personne de mon entourage a fait appel à un service d’aide à domicile, je me suis rendu compte de l’importance du métier d’auxiliaire de vie. De plus, dans un contexte de vieillissement de la population sur notre territoire, il est de plus en plus important d’accompagner nos aînés et les aider à bien vieillir. C’est un métier qui me permet de me sentir utile, qui fait ressortir mon côté altruiste. On aide des personnes qui se trouvent dans des situations délicates, en perte d’autonomie ou développant des troubles psychiques.

Quelle est ta journée type ?

Il n’existe pas de journée type dans le métier de Responsable de Secteur ! Généralement, je commence par regarder mes mails et mes messages pour voir s’il n’y a pas de nouvelles demandes à traiter, s’il y a des suivis à réaliser. En général, j’ai une rencontre prescripteur programmée chaque jour, il s’agit là de créer du lien avec nos partenaires. Un prescripteur, c’est un professionnel du secteur médico-social, comme par exemple une structure (CLIC = Centres Locaux d’Informations et de Coordination, CCAS = Centre Communal d’Actions Sociales, etc.), ou une personne (assistant social, pharmacien, médecin, kinésithérapeute etc.). Nous travaillons en continu en partenariat avec ces professionnels afin de coordonner nos actions aux domiciles de nos bénéficiaires communs. Ensuite, je réalise mes VEB (visite d’évaluation des besoins), mes VPI (visite de présentation de l’intervenant), ou mes VAQ (visite d’amélioration de la qualité).

Comment fais-tu pour évaluer les besoins de tes bénéficiaires ?

L’évaluation des besoins se fait soit au domicile, soit à l’hôpital. Même si nous sommes très réactifs dans la prise en charge des bénéficiaires, nous prenons le temps d’évaluer les demandes, que ce soit en termes d’horaires de passage, du temps d’intervention, des pathologies. Afin de comprendre au mieux les besoins de nos bénéficiaires, il s’agit d’abord de les écouter attentivement, eux ainsi que leur famille. Ils nous exposent les difficultés rencontrées, aussi bien au niveau des pathologies qu’au niveau de l’organisation de la vie quotidienne. Ensuite, nous proposons les services les plus adaptés (aide aux courses, aide à la toilette, aide à l’entretien du domicile, garde de nuit ou encore aide à la préparation des repas) pour assister au quotidien la personne âgée ou la personne handicapée. Notre regard professionnel nous permet notamment d’orienter les personnes vers les aides, auprès de partenaires comme les CCAS, les CLIC, et également à construire des dossiers d’aides financières comme l’APA, la PCH etc. Nous rentrons en lien avec les acteurs du maintien à domicile (médecins, kinésithérapeutes, ergothérapeutes…) pour pouvoir identifier et coordonner au mieux les mises en place de prestations aux domiciles des bénéficiaires.

Sur quel secteur géographique interviens-tu ?

Je suis en charge de toute la métropole Lilloise. J’accompagne des bénéficiaires aussi bien au nord de la métropole (Tourcoing, Roubaix, Croix, Wasquehal, Marcq-en-Barœul, La Madeleine, Mouvaux, Bondues, Lys-Lez-Lannoy etc.) qu’au sud de celle-ci (Ronchin, Faches-Thumesnil, Loos, Englos, Haubourdin, Lomme, La Chapelle d’Armentières, Wattignies, Lesquin etc.).

Combien d’auxiliaires de vie coordonnes-tu ?

Actuellement, 21 auxiliaires de vie ont passé avec brio notre processus de recrutement et sont prêtes à travailler pour nous. Huit d’entre elles sont déjà en poste.

Quelles études t’ont menées au métier de Responsable de Secteur ?

J’ai tout d’abord suivi une Licence « Sciences Sanitaires et Sociales » à l’Institut Catholique de Lille, avant de poursuivre par un Master 1 « Management et Sciences Sociales » à l’IAE, pour finir par un Master 2 « Direction et Responsabilités dans le Champs Social » à l’université de Lille 2. J’ai effectué mes Masters 1 et 2 en alternance pendant deux ans au sein d’un service d’aide à domicile. J’étais en charge du développement de la métropole Lilloise. Lorsque j’ai quitté mon poste, j’accompagnais 108 bénéficiaires et je gérais 100 auxiliaires de vie en moyenne.

Pourquoi as-tu choisi Ouihelp ?

J’apprécie la mentalité « start-up ». Ouihelp est une entreprise en évolution permanente, qui est très agile, on se sent écouté, on peut partager nos idées, pour modifier et améliorer les choses très rapidement. De plus, l’entreprise possède une vision et des valeurs que je partage, notre accompagnement à domicile des personnes en perte d’autonomie est qualitatif et non quantitatif. Ouihelp dépoussière aussi ce secteur d’activité grâce à des outils technologiques qui nous permettent de mieux interagir avec nos auxiliaires de vie, et qui permettent à nos auxiliaires de vie de mieux réaliser leur travail. Par exemple, nous avons mis en place un système de télégestion. Ce dernier prend la forme d’une carte, type carte bancaire, qui est laissée au domicile de nos bénéficiaires. Lorsque l’auxiliaire de vie arrive, elle appuie sur un bouton, la carte lui fournit alors un code qu’elle envoie par SMS à un numéro dédié : ainsi, nous savons qu’elle est arrivée au domicile, et idem lorsqu’elle repart. Ce système nous permet de connaître avec exactitude ses horaires d’arrivée et de départ, et de mieux comptabiliser le nombre d’heures effectuées.
Nous avons aussi développé un système de gestion interne unique. Lorsque nous cherchons quel auxiliaire de vie proposer à tel bénéficiaire, le programme nous indique la distance entre les domiciles, ainsi que les disponibilités de chaque auxiliaire. Ces outils technologiques nous font gagner en temps et nous permettent de nous concentrer sur l’essentiel : les visites à domicile ou encore le suivi de la qualité des interventions. Nous avons également une approche humaine, qui n’est pas forcément présente dans tous les organismes, notamment grâce à notre cellule psychologique. Elle est ouverte aussi bien à nos auxiliaires de vie, qu’à nos bénéficiaires et aidants, ou encore à nous.

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Quelle partie du métier te plait le plus ?

Ce que je préfère, c’est lorsque les bénéficiaires me font des retours positifs quant au travail de mes auxiliaires de vie. Cela me permet ensuite de les appeler pour les complimenter et les valoriser dans leur travail. Je vois dans les yeux des gens que nous sommes utiles.

Y-a-t-il une anecdote qui t’a particulièrement touché ?

Sans hésitations, mon premier bénéficiaire chez Ouihelp ! Il s’agit d’accompagner une personne résidant à Lille, lourdement handicapée suite à un AVC. C’était une mise en place rapide et efficace, avec des auxiliaires compétentes et très humaines. La famille est très satisfaite, ce qui augure de bonnes choses pour le développement de notre activité sur Lille. Les deux auxiliaires de vie présentes au domicile réalisent les toilettes, les repas, de la stimulation, les transferts, et assurent le relais avec les différents intervenants, comme l’ergothérapeute ou les infirmières.